L'odyssée d'un moine pour sauver son monde…
L'histoire prend racine dans l'archipel du Frisland, un groupe d'îles farouches, sans cesse battues par les vents impitoyables de l'océan de l'ouest. Depuis plusieurs années, ces terres sont coupées du continent, et nul ravitaillement n'a pu y parvenir. La peur d'une épidémie a dissuadé même les plus braves des insulaires de tenter le voyage vers le continent pour percer le mystère. Pourtant, sous la pression des rumeurs croissantes, les seigneurs n'ont plus le choix. Dans le plus grand secret, une expédition discrète est envoyée pour découvrir ce qui se trame réellement au-delà des flots.
Pendant ce temps, Ansgar, jeune moine de la religion des Fervents, se voit contraint à l'exil après un scandale politique impliquant un puissant seigneur. L'abbé Jon, son mentor, organise sa fuite : Ansgar devra quitter le Frisland avec l'expédition et entamer un long pèlerinage vers Berhalt. Ce voyage, bien plus qu'un simple exil, marquera le début d'un chemin incertain, une quête qui le mènera loin des murs du monastère qu'il a toujours connus.
Ce qui commence comme une fuite forcée prend rapidement une tout autre dimension lorsque l'expédition découvre une menace capable de bouleverser le destin du continent.
Ansgar sera alors entraîné dans un voyage bien au-delà de ce qu'il aurait jamais imaginé, confronté non seulement aux dangers des terres inconnues, mais aussi à la fragilité de ses propres convictions. Ses croyances les plus profondes seront en effet mises à rude épreuve.
« Le jardin d'Ansgar » est un roman d'environ 300 pages qui s'inspire largement de l'univers des pèlerins, des moines et des voyageurs du Moyen Âge.
Inspiré par de nombreuses traditions et documents historiques du Moyen Âge et de l'Antiquité, ce monde fictif emprunte des éléments aux croyances et aux sociétés anciennes pour servir un récit principalement axé sur l'action. L'histoire d'Ansgar, pleine de rebondissements, plonge le lecteur dans une aventure où chaque découverte change le cours des événements.
« – Tout ça pour ce manuscrit ? Quels idiots nous avons été, nous pensions que vous nous suiviez. Qu'a-t-il donc de si précieux à vos yeux, ce livre ?
– Ce livre ? C'est le chemin de notre paix.
– Le chemin de la paix… Que j'aimerais y marcher… Je n'ai jamais voulu tout ceci…
– Alors, ferme les yeux, Trygve. »
— Dernière discussion entre Leif et Trygve, p. 168
Le roman, rédigé dans un style sobre et épuré, s'inspire du style littéraire des sagas islandaises et scandinaves du Moyen Âge (XIe-XIIIe siècles), connues pour leur récit direct et leur narration concentrée sur les actions et les dialogues. Comme dans ces récits anciens, l'accent est mis sur l'enchaînement des événements, mais aussi sur les relations humaines et les dilemmes moraux.